Depuis plus de dix ans, les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme. Entre PV à répétition, zones piétonnes inaccessibles et sentiment d’insécurité, l’exercice libéral à Vélizy devient un parcours du combattant. État des lieux d’une situation qui menace directement la prise en charge de nos aînés.
Alors que les élections municipales approchent, le constat est amer pour les infirmiers et infirmières libérales. Si tout le monde s’accorde sur l’importance du « virage ambulatoire » et du maintien à domicile, la réalité urbaine, elle, semble avoir été pensée contre ceux qui le rendent possible.
Le stationnement : quand soigner devient un délit à Vélizy
Le premier obstacle est financier, et il ne vient pas de la Sécurité Sociale, mais de la mairie. Chaque jour, pour assurer une toilette, un pansement ou une distribution de médicaments, les soignants doivent jongler avec des places inexistantes.
- La sanction comme seule réponse : malgré des demandes répétées de macarons ou de tolérance de stationnement, les amendes tombent.
- La conséquence : une « désertion de soins ». Certains professionnels, par nécessité économique, finissent par refuser des prises en charge dans les zones les plus congestionnées.
Une ville en mouvement, des patients enclavés
L’urbanisme moderne (zones piétonnes, sens uniques, couloirs de bus interdits) et les grands événements locaux (ronde vélizienne, marchés de Noël) sont souvent pensés sans intégrer la logistique de santé. « Une rue bloquée pour un événement culturel, c’est une heure de retard sur une tournée et un patient dépendant qui attend son traitement vital » déplore une infirmière locale.
L’insécurité : l’ombre au tableau
Travailler tôt le matin ou tard le soir, parfois dans des quartiers isolés ou mal éclairés, expose les soignants à des tensions croissantes. Sans partenariat réel avec la police municipale et sans réflexion sur la sécurisation des parcours, l’attractivité de notre commune pour les nouveaux installés s’effondre.
Fiscalité et dialogue : le sentiment d’être oubliés
Au-delà des rues, c’est au niveau administratif que le bât blesse :
- Une CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) jugée disproportionnée pour des professionnels qui n’occupent pas de locaux commerciaux classiques.
- Une absence de dialogue puisqu’il n’y a pas d’adjoint à la santé ou conseil dédié aux libéraux, un fossé se créé entre les décisions municipales et la réalité du terrain.
Conclusion
Le passage des personnel soignants à domicile à Vélizy n’est pas facilité depuis 10 ans bien au contraire. Pourtant cela permet de garantir qu’une personne âgée puisse rester chez elle plutôt que de finir à l’hôpital. Aider les professionnels de santé en visite à domicile n’est pas une faveur, c’est un service rendu à l’ensemble de la population. La maire depuis 10 ans reste silencieuse aux demandes en ce sens.
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