Proposition 7.2 – SECURITE et PREVENTION : exiger le retour du commissariat de la Police Nationale (sur l’espace des CRS si la caserne doit s’agrandir)
Introduction
Depuis 2017, la commune de Vélizy-Villacoublay fait face à une situation singulière et préoccupante : la fermeture de son commissariat de plein exercice. Ce retrait de la Police nationale a laissé un vide que la police municipale, aussi investie soit-elle, ne peut pas combler seule.
Le décalage entre la ville “sur le papier” et la ville “au quotidien” est évident : environ 23 000 habitants à l’état civil, mais une fréquentation proche d’une ville de 80 000 personnes, portée par :
- Une zone d’activité majeure, l’une des plus denses d’Île-de-France, drainant des milliers de salariés chaque matin ;
- Un hub de transports avec le tramway T6, les bus qui font de la ville un point névralgique de transit ;
- Une attractivité commerciale grâce à des infrastructures d’envergure régionale qui démultiplient la fréquentation du domaine public.
Face à cette « ville de jour », le maintien d’une simple présence de proximité même avec deux fonctionnaires de la police nationale chargés de prendre les plaintes ne suffit plus. Il est désormais impératif d’exiger le retour de moyens nationaux permanents, adaptés à cette réalité.

1. Le paradoxe de Vélizy-Villacoublay : une caserne de CRS qui s’agrandit…toujours pas de commissariat
Vélizy accueille une importante caserne de CRS, qui souhaite s’agrandir. Pourtant, la ville reste dépourvue d’un commissariat de proximité. Il faut clarifier : une caserne de CRS ne remplace pas un commissariat.
- Les CRS sont des forces mobiles dédiées au maintien de l’ordre et aux grands événements. Elles ne traitent pas les plaintes et n’assurent pas le suivi judiciaire local.
- La police municipale joue un rôle utile, mais n’a pas les prérogatives pour mener des enquêtes judiciaires complexes.
Résultat : la délinquance structurée et les trafics sont moins bien traités faute d’enquêteurs et de moyens suffisants sur place.
2. Une négociation manquée par la municipalité actuelle
Le vote favorable à l’extension de la caserne de CRS aurait dû être un levier politique. Accorder du foncier et de la logistique à l’État sans obtenir en retour un service public de sécurité pour les véliziens est une erreur.
La logique devait être simple : “Vous agrandissez la caserne, vous rendez le commissariat.”

3. Un service en trompe-l’œil : prendre une plainte sans pouvoir enquêter
À Vélizy, la présence d’un ou deux agents de la Police Nationale dans des locaux municipaux fait impression et évite parfois un déplacement immédiat à Versailles ou à Sèvres pour signer un procès-verbal. Mais cela ne règle pas l’essentiel : l’enquête.
Prendre une plainte est un acte administratif, mener une enquête est un acte judiciaire. À Vélizy, une fois la plainte prise, le dossier part à Versailles. Sans brigade de sûreté urbaine (BSU) ou groupe d’appui judiciaire (GAJ) sur place, les enquêteurs versaillais — déjà très sollicités et moins familiers du terrain — peinent à suivre. Dans la plupart des cas, sans enquête locale, le dossier finit classé sans suite.
Comment élucider cambriolages, agressions ou trafics si l’enquêteur ne peut pas multiplier les surveillances sur place ? Les dossiers s’accumulent et la confiance se perd quand “prendre une plainte” devient une formalité pour l’assurance plutôt qu’un début d’investigation.
4. Notre engagement : un Commissariat de plein exercice
Nous nous battrons pour le retour d’un commissariat de Police Nationale à Vélizy-Villacoublay, avec de vrais moyens d’investigation et une présence 24h/24, 7j/7.
La future municipalité ouvrira un dialogue ferme avec le ministère de l’Intérieur. L’État souhaite moderniser et agrandir la caserne de CRS ? nous utiliserons ce projet comme levier de négociation. En facilitant l’extension, nous exigerons une contrepartie claire : le retour d’un commissariat de proximité.


Conclusion : une sécurité réelle, pas seulement administrative
La prise de plainte actuelle est un pansement. Les véliziens attendent des résultats : des auteurs recherchés, identifiés, interpellés.
Aujourd’hui, la commune héberge la Police Nationale au centre Loisel et valide l’extension d’une caserne de CRS comme une formalité. Mais sans enquêteurs territoriaux sédentaires (police judiciaire), les dossiers s’empilent et la délinquance en profite. Vélizy ne peut pas être une base arrière pour le maintien de l’ordre ailleurs par les CRS tout en étant délaissée pour sa sécurité quotidienne.
Nous exigerons le retour du commissariat de plein exercice, avec des moyens d’enquête réels pour Vivre à Vélizy en sécurité.
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