Bureaux de 140 m², parkings en sous-sol et, exploitation publicitaire massive sur la voie publique : le dossier de l’ancien garage Renault, occupé par la société ISFM-MILLA, accumule les zones d’ombre. Entre un loyer de 120 € et des redevances inconnues, la gestion municipale est étonnante.
Un loyer défiant toute concurrence
Depuis 2018, l’entrée de ville au 1, rue Corneille semble bénéficier d’un régime d’exception. Acheté 212 000 € par la ville en 2016, cet ancien garage est loué à la société ISFM (navette MILLA) via des conventions d’occupation précaire.
Le constat comptable est vertigineux :
- 120 € par mois pour 140 m² de bureaux et des parkings (aérien et sous-sol).
- À titre de comparaison, un Vélizien paie 149 € par mois pour un simple box de 15 m² rue de Bretagne.
- Sur le marché privé, un tel ensemble immobilier se louerait environ 2 500 €/mois, soit 20 fois plus cher.
À titre de comparaison, le marché local pour une surface équivalente avec parking s’estime aux alentours de 2 500 € par mois, soit près de 20 fois le prix réclamé par la municipalité !
La manne publicitaire
Au-delà de l’occupation des locaux, un élément vient renforcer l’incompréhension des administrés : l’affichage publicitaire. D’importants supports de communication sont installés sur la voie publique au niveau de ce site stratégique depuis plusieurs années. Or, comme pour le loyer des bureaux, les conditions financières de cet affichage restent un mystère total :
- Quelle redevance la société (ou l’afficheur) verse-t-elle à la ville pour occuper ainsi le domaine public?
- Pourquoi ces revenus, qui devraient alimenter le budget communal, ne font-ils l’objet d’aucune communication transparente?
« On ne nous dit rien sur les charges, sur la gratuité des parkings au sous sol et on ne nous dit rien non plus sur la redevance de l’affichage. C’est une double perte pour les contribuables véliziens », déplorent les citoyens ayant saisi la CADA.




Un manque à gagner colossal
L’estimation du préjudice pour les finances de la ville s’alourdit. Si l’on cumule un loyer cohérent (estimé à 180 000 € sur 7 ans) et les redevances publicitaires non perçues ou sous-évaluées, le manque à gagner pour la commune se chiffre en centaines de milliers d’euros.
Malgré les relances et l’intervention de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), la mairie de Vélizy garde le silence sur plusieurs points critiques :
- L’absence d’avis de valeur : pourquoi le Pôle d’évaluation domanial (France Domaine) n’est-il pas sollicité ou ses conclusions cachées ?
- La prise en charge des flux : qui paie réellement les factures d’eau (Veolia), d’électricité (EDF) et les taxes foncières depuis 2016 ?
- La gratuité des parkings : pourquoi l’accès au sous-sol et au parking aérien a-t-il été accordé sans aucun supplément de prix lors de l’avenant de 2019 ?
- L’affichage publicitaire : sous quel contrat cet affichage est-il autorisé et pour quel montant ?
Alors que la navette MILLA se fait toujours attendre dans les quartiers du Clos et de Mozart, l’entreprise, elle, semble avoir trouvé à Vélizy un ancrage immobilier et publicitaire d’une rentabilité inégalée… aux frais de la collectivité. Et M. Thevenot dans son programme de campagne continue de promettre qu’elle va arriver à Vélizy-Bas ! qui peut y croire ?
Comments are closed