Aménagement et Urbanisme : Le projet démesuré et hors sol de la municipalité actuelle pour Le Mail

L’avenir du centre ville en question

Le centre commercial du Mail, pilier historique de notre cœur de ville, se trouve aujourd’hui au centre d’un débat brûlant sur la gestion urbaine de l’actuelle municipalité. Entre ambitions architecturales extravagantes et réalités budgétaires alarmantes, le projet de réaménagement porté par le maire soulève de profondes interrogations. Pour comprendre les enjeux, il faut revenir sur l’histoire de ce site emblématique.

1. Un héritage foncier morcelé

Construit à partir de 1963 sous un bail à construction, le Mail est resté la propriété de la SEMIV jusqu’en 1994. À cette date, Raymond Loisel (maire et président de la SEMIV) a permis la vente des commerces, créant une copropriété qui regroupe aujourd’hui 29 enseignes. Cette fragmentation rend toute intervention publique complexe et coûteuse.

On y trouve une diversité essentielle :

Façade Nord6Pôle financier et santé (Caisse d’Épargne, BNP, Crédit Agricole, Société Générale, pharmacie, laboratoire).
Façade Est4Restauration et services (Café La Bulle, Vélizy Kébab, Panda Doudou, cabinet d’infirmière).
Façade Sud6Commerces de proximité (La Taverne, coiffeur Infinitif, opticien ATOL, CHOKO Be, laverie et l’enseigne Carrefour).
Galerie Intérieure9Services et bouche (Ambulances, cordonnerie, Mag Presse, Verger de Baya, Studio Coiffure, LV2 Sandwiches, Nicolas, pizzéria et boucherie).
Entre les bâtiments H1/H34Boulangerie l’Otentik, restaurant Haneko, vétérinaire et un local vacant.

2. Une gestion des deniers publics à la dérive

L’actuelle municipalité, élue depuis 2014, s’est lancée dans une Opération d’Aménagement et de Programmation (OAP) sur un périmètre vertigineux de 15,07 hectares. Mais à quel prix ?

Une explosion budgétaire hors de contrôle

Le coût global est passé de 50 millions d’euros à 80 millions, pour atteindre officiellement 138 480 000 € TTC (délibération n° 25-09-24-14 du 25 septembre 2025). Pourtant, ce chiffre est sous-estimé : il exclut les frais d’éviction, de transfert et de déménagement des 29 commerçants. La facture réelle devrait osciller entre 180 et 200 millions d’euros, soit 2,5 fois le budget annuel de la ville (82 millions d’euros).

Une facture de près de 850 000 € En cumulant ces deux seuls exemples des 2 photos en haut à droite, les locaux où étaient Stephan Bike et la Halte garderie, ce sont plus de 830 000 euros d’argent public qui ont été dépensé en janvier 2021 et juillet 2024. L’immeuble détruit c’est un manque à gagner de loyers de environ 1.300.000€ par an.

Le coût global initial de 50 millions d’Euros passe à 80 millions d’Euros, pour atteindre dernièrement 138 480 000 € TTC (délibération n° 25-09-24-14 du 25 septembre 2025)

3. Des priorités inversées

Pendant que des millions sont engloutis dans des rachats de murs (comme l’ex-Crédit Mutuel racheté 296 000 € ou le restaurant Haneko en novembre 2025), le quotidien des Véliziens est délaissé. L’état des bâtiments publics, des gymnases, de la voirie communale et du parking Dautier témoigne d’un manque d’entretien criant. On préfère le prestige à l’usage.

Faire une halle « Biltoki » au Mail est une obstination à contre-courant de la réalité

Alors que le paysage commercial évolue, le maire M. Thevenot s’obstine à vouloir implanter une halle gourmande type « Biltoki » en lieu et place de nos commerces actuels au Mail. Pourtant, tous les indicateurs virent au rouge vouloir créer un nouveau pôle de restauration est un très pari risqué face à une concurrence de la ville écrasante :

  • L’extension géante de Vélizy 2 : 191 boutiques, 34 restaurants et un nouvel échangeur A86.
  • Une offre alimentaire concurrente avec l’arrivée de Grand Frais (juin 2025)

Le modèle « Biltoki » s’effondre partout sur le territoire, même dans des zones bien plus denses que la nôtre:

Conclusion : Un projet dépourvu de bon sens

Le projet « Cœur de Ville » de M. le maire apparaît comme une fuite en avant irresponsable. Après l’échec cuisant du promoteur Verrecchia, dont la mairie n’avait pas anticipé l’inadéquation des prix, nous nous dirigeons vers un nouveau fiasco.

Si le maire actuel est réélu, ce chantier durera entre 10 et 15 ans. Le centre-ville sera sacrifié, transformé en une zone de travaux permanente que nombre de Véliziens ne verront jamais terminée. Vélizy mérite une gestion pragmatique et des projets réalistes, et non des arlésiennes pharaoniques qui laissent la ville au bord du gouffre financier. La vie est trop courte pour la passer à attendre la fin de projets mal ficelés au milieu des gravats.

Il faut changer de programme. Votez les 15 et 22 mars prochains pour Vivre à Vélizy.

Références :

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